Crédit : Pôle Agglo

Porté par le Pôle de l’Agglomération de Longueuil, le programmeDéfis Innovation Québecen économie socialepermet de faire le lien entre les ministères, les organismes publics et municipalités (OP) ayant des défis à combler et les entreprises d’économie sociale capables d’élaborer des solutions innovantes à cet effet. Le programme a été déployé dans toutes les régions du Québec grâce aux Pôles d’économie sociale qui ont participé à sa promotion et aux dépôts des défis et des solutions.  

Sur les 43 défis déposés, 8 l’ont été par des OP du Centre-du-Québec. 8 solutions ont été proposées par des entreprises d’économie sociale de la région et finalement 5 ont été retenues. Il ne fait donc aucun doute que les entreprises d’économie sociale peuvent être innovantes. 

Le Pôle d’économie sociale du Centre-du-Québec accompagnera les 5 entreprises dans la réalisation de leur solution, selon leurs besoins, grâce au financement du Ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie.

Voici nos défis régionaux et les solutions proposées :

(Prendre note que les solutions sont en phase de développement et doivent être finalisées au plus tard le 31 mars 2026). 

1. Autopartage d’un véhicule adapté pour passager en fauteuil roulant

Toutes les nouvelles du projet sont ici : https://apehd.ca/lautonome/ 

Communiqué de presse du lancement officiel.

Articlede Radio Canada.

« [Le CIUSSS Mauricie – Centre-du-Québec] constate, depuis plusieurs années, des enjeux de transport pour les personnes à mobilité réduite. Cet enjeu s’est empiré dernièrement avec la baisse de l’offre du transport adapté commun (perte de disponibilité de soir, augmentation des délais de réservation à 5 jours) et du taxi adapté (n’étant plus disponible de soir ni fds sur le territoire) sur le territoire. [..] Le CIUSSS MCQ souhaite la création d’un service d’autopartage de véhicules adaptés pour les passagers à mobilité réduite, d’abord de la région de Drummondville, mais aussi pour celles au Centre du Québec, ainsi que pour leur entourage, le tout, au plus faible coût possible. » 

« [L’Association des Parents d’Enfants Handicapés de Drummond] propose un service d’autopartage, par l’achat d’une camionnette adaptée pour 1 ou 2 passagers en fauteuil roulant. La camionnette permettra aux gens d’embarquer dans le véhicule par l’adaptation d’un plancher abaissé et d’une rampe amovible arrière. Aucune modification ne sera faite concernant la conduite du véhicule qui sera donc réalisée par une personne sans limitation. Cette proposition vient compléter l’offre de service de transport déjà existante et répondre aux besoins des personnes handicapées citoyennes de la MRC Drummond en rendant ce véhicule disponible à la location 24/7 pour se rendre autant à des rendez-vous médicaux que pour faire des activités leur apportant ainsi une certaine liberté dans leurs déplacements et dans leurs horaires. » 


2.Je m’enracine dans ma ville : défi pour un couvert végétal accru et durable

Volet Pépinière

« Pour réduire les îlots de chaleur urbains et freiner la perte de biodiversité, la Ville de Victoriaville s’est donnée pour objectif d’augmenter significativement son couvert végétal sur l’ensemble de son territoire dans les prochaines années. Toutefois, cet objectif présente quelques défis, comme celui de s’approvisionner en arbres de façon responsable, locale et à moindres coûts, et d’inciter l’ensemble de la communauté à planter sur les terrains privés.

 La Ville de Victoriaville est donc à la recherche d’une solution novatrice capable de répondre à ces enjeux, ainsi qu’un soutien dans la mise en œuvre de cette solution. La Ville espère que la solution identifiée inclura aussi la collaboration des institutions académiques et des organismes communautaires de son territoire afin de favoriser l’inclusion de sa population dans la résolution de ce défi. » 

« Le Conseil régional en environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) propose la création d’une pépinière urbaine municipale en collaboration avec la Ville de Victoriaville. La pépinière permettra un approvisionnement en arbres local, responsable et à moindres coûts dans la mesure où elle adoptera une régie de production biologique, s’approvisionnera localement en espèces indigènes et permettra de réaliser des économies financières en réduisant les coûts liés à l’achat d’arbres de gros calibres en pépinière commerciale. De plus la pépinière municipale favorisera la mobilisation, la sensibilisation et la responsabilisation des citoyen-nes pour en faire un réel vecteur d’engagement dans le renforcement de la canopée à Victoriaville grâce à des activités de plantation, de sensibilisation et d’entretien. Le CRECQ mobilisera des partenaires locaux tels que COPERNIC, l’Institut National d’Agriculture Biologique du Cégep de Victoriaville et autres organismes communautaires. »


3.Une nouvelle vie pour un ancien couvent

Crédit photo : Culture Centre-du-Québec 1

Annonce officielle faite le 26 juin (communiqué de presse). 

Soyez donc à l’affût des prochaines communications sur la page Facebook de Culture Centre-du-Québec.

« La Ville de Bécancour […] a procédé à un exercice de planification visant à assurer une meilleure gestion de ses actifs, exercice ayant mené à la priorisation des interventions à faire au sein de son parc immobilier et à la décision de vendre le couvent. […] La Ville de Bécancour recherche un organisme qui puisse donner une nouvelle vie à l’ancien couvent, au bénéfice de la communauté, et qui lui propose un scénario de transition et de transformation des lieux. » 

« Culture Centre-du-Québecpropose la transformation du couvent en hub créatif et culturel régional. [Culture Centre-du-Québec] s’emploiera à élaborer un scénario de transition du bâtiment vers ce nouvel usage. Ce scénario inclura le carnet de santé du bâtiment, des plans d’aménagement et l’estimation des travaux à réaliser; la structure de gouvernance du lieu collectif; un modèle d’affaires durable et un plan d’affaires démontrant la rentabilité du hub; et un plan transitoire. [Culture Centre-du-Québec] verra aussi à mobiliser les partenaires potentiels, à consulter le milieu et les citoyens, et à rechercher le financement pour mettre en œuvre le scénario par la suite. » 

  1. Sur la photo, de gauche à droite : Andréanne Blais, directrice générale de Culture Centre-du-Québec ; Malka Roy, directrice générale du Pôle d’économie sociale Centre-du-Québec ; Véronique Pepin, présidente de Culture Centre-du-Québec ; Isabelle Julien, directrice des programmes au Pôle de l’agglomération de Longueuil et ressource dédiée pour Défis Innovation Québec en économie sociale ; Lucie Allard, mairesse de la Ville de Bécancour. ↩︎

4.Renforcer l’accès au territoire et à ses ressources pour la Nation W8banaki (W8banaki), solution par Nature Avenir

« Le Bureau du Ndakina de W8banaki représente et appuie les Conseils des Abénakis d’Odanak et de Wôlinak en matière d’affirmation, de consultations et de revendications territoriales, ainsi que d’environnement et d’adaptation aux changements climatiques. […] Un des défis du Bureau du Ndakina est d’assurer l’accès au territoire pour les pratiques traditionnelles des membres de la Nation. Nous souhaitons aussi offrir des emplois de qualité aux membres en lien avec l’environnement, le territoire et la conservation de milieux. Retrouver ce lien au territoire et à ses ressources permet une plus grande adaptation aux changements climatiques pour les communautés, notamment via l’approvisionnement en aliment du territoire et par une meilleure conservation des milieux naturels. »

« À titre d’organisme de conservation, Nature-Avenir détient des terrains à haute valeur écologique à des fins de conservation perpétuelle. Nature-Avenir propose de gérer l’intendance de quelques terrains ciblés avec la Nation W8banaki, en y favorisant la pérennité des savoirs et pratiques des W8banakiak. Un représentant de Nature-Avenir agira à titre d’agent de liaison avec les membres de la Nation pour développer une co-gestion des terrains et y pratiquer leurs pratiques traditionnelles. Des ententes de co-gestion et d’accès pourront être développées et révisées par un.e avocat.e. L’avis juridique est essentiel afin de livrer un produit final prêt à la commercialisation. »


5.Gestion proactive des espèces exotiques envahissantes : un accompagnement novateur pour les équipes de nicolet

Nouvelles de la solution

La Ville de Nicolet a annoncé le démarrage du projet réalisé par le CRECQ (article de presse). 

« Le territoire [de la Ville de Nicolet] fait face à une menace croissante des espèces exotiques envahissantes (EEE), qui nuisent à la biodiversité locale et au bien-être des citoyens et citoyennes. Le défi consiste à développer une approche d’intervention systémique et complète pour l’identification et la gestion des EEE sur le territoire, particulièrement dans ses milieux fragiles, touristiques et/ou de conservation, tels que le Parc Éco-Maritime de l’Anse-du-Port, la Réserve naturelle du Boisé-du-Séminaire, le Boisé-des-Sœurs-de-l’Assomption, la Réserve naturelle du Boisé St-Joseph, ainsi que le boisé de la piste multifonctionnelle. 

La technique d’identification des EEE devra être novatrice, rapide, et adaptée à la réalité du territoire. Le défi est de développer une méthodologie permettant de couvrir l’ensemble du territoire visé pour une multitude d’espèces d’EEE, afin d’identifier les principaux sites d’intervention. » 

Le Conseil régional en environnement du Centre-du-Québec « propose une approche novatrice pour répondre aux objectifs de gestion des EEE à Nicolet. D’abord, l’organisme complètera la caractérisation des EEE dans des secteurs clés ciblés par la Ville, afin de dresser un portait complet. Ensuite, un rapport détaillé incluant un plan de contrôle et de suivi sera produit pour chaque secteur, avec des stratégies de contrôle adaptées à la réalité de la Ville. Un plan d’action global sera également fourni, avec analyse des priorités, risques et mesures préventives. Enfin, pour assurer une gestion autonome et durable, le CRECQ formera les employés municipaux [..] À terme, Nicolet aura les compétences et les outils stratégiques nécessaires pour gérer les EEE de façon autonome. »


Les textes proviennent des formulaires déposés dans le cadre du programme Défis innovation Québec en économie sociale.